Millésime 2016 en Bourgogne : une belle surprise

Publié le 30/11/2016

Une vague d’optimisme souffle sur la Bourgogne avec le millésime 2016 qui affiche une qualité inespérée. La Bourgogne s’en sort bien et le soulagement est venu remplacer le désappointement qui ornait tous les visages à la fin du printemps ! Le millésime 2016, sauvé en grande partie par un été clément, crée la surprise.

 Une météo désastreuse

Vendanges Santenay 2016Même si pour chaque millésime, les vignerons restent tributaires des conditions climatiques et doivent faire preuve d’une certaine philosophie, certaines années sont plus chaotiques et plus compliquées que d’autres. 2016 en est le reflet.

En avril, des tempêtes de grêle ont particulièrement touché le Mâconnais ainsi que Chablis. La nuit du 26 au 27 avril reste aussi gravée dans les esprits, puisqu’une gelée que l’on peut qualifier d’hivernale et d’une ampleur sans précédent a affecté une grande partie des vignes de la Côte-de-Nuits, et surtout de la Côte de Beaune (Savigny-lès-Beaune, Pommard, Beaune, Meursault). Le 27 mai, la grêle touche de nouveau le Mâconnais et le nord Bourgogne. Les semaines suivantes, la météo capricieuse a vu se succéder une forte période de pluie et une chaleur solaire, entraînant la menace du mildiou. Mi-mai, les espoirs de récolte étaient très faibles.

Alors qu’une partie importante de la récolte est d’ores et déjà compromise, les viticulteurs ont donc dû suivre en permanence l’évolution du raisin et redoubler d’attention pour prendre soin de leurs vignes. Le gel et tous ces aléas climatiques leur ont imposé un travail estival harassant pour suivre la pousse lente, pourtant régulière des branches et des feuillages. Une « saison de mains » afin de préserver le reliquat de grappes des ceps gelés et qui a demandé parfois jusqu’à 7/8 passages dans chaque vigne afin d’assurer la belle récolte sur les autres ceps.

Un revirement bienvenu, pour un millésime 2016 à la hauteur des espérances

Vendanges Santenay 2016

Le jour du solstice d’été (21 juin), la tendance s’est inversée radicalement, soleil et chaleur se sont installés… heureusement ! Les magnifiques mois de juillet et d’août ont donné des conditions extrêmement favorables à la vigne qui rattrape même le retard pris au début du cycle végétatif. La maturité du raisin a évolué également de manière spectaculaire ! La pluie est ensuite arrivée à point nommé le 14 septembre, enrayant le stress hydrique dont les vignes commençaient à souffrir et donnant aux fruits l’occasion de mûrir encore dans de très bonnes conditions. L’arrière-saison sèche et ensoleillée a permis de récolter dans des conditions idéales. Les vendanges ont pu commencer plus tôt que prévu, vers le 20 septembre.

Il est indéniable qu’une partie de la viticulture bourguignonne a connu une récolte catastrophique, avec de très faibles, voire aucun rendement. Cette récolte sera sans doute parmi les plus faibles de ces 20 dernières années.

Les vignes épargnées, quant à elles, arboraient une belle maturité et des grappes bien fournies, les raisins présentaient un excellent état sanitaire, avec un bel équilibre entre sucre et acidité. Une belle intensité de couleur, avec beaucoup de fruits et de générosité, dominent chez les vins rouges en fermentation. Les blancs, souples, laissent présager élégance et finesse. Au final, c’un vin prometteur en 2016. Il faudra cependant être patient et attendre quelques mois pour découvrir toute la personnalité de ces cuvées.

 

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